Evelyne Bissone Jeufroy
Coaching - Thérapies brèves - Psychogénéalogie
Evelyne Bissone Jeufroy
Coaching - Thérapies brèves - Psychogénéalogie
Interview "Acropolis" - Evelyne Bissone Jeufroy - Coach, Psychologue, Psychogénéalogie, Graphologue

Langue Español 
L'école de psychogénéalogie Anne Ancelin Schützenberger ® offre une formation à l'usage du génosociogramme à :
  • Paris à partir de février 2017.
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Par ailleurs, des ateliers individuels de Psychogénéalogie auront lieu à Buenos Aires en mars, août et septembre 2017.
"Quatre plaisirs par jour, au minimum !" est publié en roumain, italien, espagnol et coréen.
L'édition argentine de "Sortir du Deuil" est publiée en espagnol aux éditions Taurus.


Le coaching est l'accompagnement de personnes ou entreprises qui traversent un moment de transition, une difficulté passagère, dans le but de l'optimisation de leurs atouts humains et professionnels.
 


« Ce ne sont pas les choses elles-mêmes qui nous gênent, mais les opinions que nous en avons. »
Epictète


« Ce que le poisson repère le moins, c'est l'eau du bocal »
Le traité du Samourai, 17e siècle. Kagakure de Jocho Yamamoto


Interview publié dans ACROPLIS, novembre-décembre2006 :

Se découvrir de nouvelles ressources grâce au coaching.

Propos recueuillis par Marie-Agnès Lambert.

Evelyne Bissone Jeufroy
Evelyne Bissone Jeufroy
Acropolis : Évelyne Bissone Jeufroy, en quoi consiste votre travail, le coaching ?
Évelyne Bissone Jeufroy : J'accompagne individuellement des personnes pour qu'elles retrouvent une meilleure efficacité et qu'elles optimisent leurs atouts humains et professionnels. Le travail consiste à les amener d'un ÉTAT PRÉSENT vers un ÉTAT DÉSIRÉ.

A. : Qu'est-ce que l'ÉTAT PRESENT et l'ÉTAT DÉSIRÉ ?
E.B.J. : L'ÉTAT PRÉSENT comporte les problèmes et préoccupations qui habitent la personne et qu'elle n'arrive pas à résoudre. Elle n'arrive pas à faire des projets à long terme, elle met le triple de temps pour faire son travail, elle a perdu le goût pour celui-ci...
L'ÉTAT DÉSIRÉ répond à la question: «que voulez vous ?». Cet état comporte ce qu'elle souhaite atteindre, ses objectifs et ce qu'elle souhaite être. Pour y aboutir, il faut que cet état soit défini clairement et précisément. Le flou est à proscrire et à combattre. En fait la personne a en elle toutes les réponses. Ces réponses vont être mises à jour par un jeu de questions subtiles, que j'appelle les questions «magiques», comme par exemple : «et si vous saviez, que diriez-vous ?»
Le coach ne donne pas de conseils et n'est pas interventionniste. C'est la personne qui doit mettre en œuvre ce qu'elle/a travaillé et découvert en séances, sinon il y a peu de changements.

A. : Comment travaillez-vous avec les personnes que vous accompagnez ?
E.B.J. : Dans le coaching, le plus important est la relation de confiance entre le coach et la personne coachée, elle est indispensable car elle est transformatrice et apporte des changements plus encore que l'expérience et tout le savoir du coach.

A : Quel est le rôle du coach ?
E.B.J. : Nous faisons un chemin ensemble la personne que j'accompagne et moi. En fait le coach est un guide et un accompagnateur.
Au départ, nous n'avons aucune idée des solutions que la personne va trouver. Elle-même n'arrive pas à percevoir ce qu'elle a en elle. D'où l'intérêt du coaching qui apporte le recul et une vision extérieure. C'est émouvant de voir la personne naître à elle-même et trouver ses solutions. Un coach, pour qui j'ai une grande estime, se compare à un chauffeur de taxi qui avant de démarrer demande à son client sa destination. Le chauffeur propose un itinéraire qui sera accepté d'un commun accord.
Pour moi, le coach répare les pannes, les baisses de régime, fait les mises au points et les réglages, remet en route le moteur qui a calé, c'est un peu le «garagiste du coin».

A.: Comment les personnes viennent-elles à vous ?
E.B.J.: Elles peuvent venir par l'intermédiaire d'une entreprise, ou recommandées par un client. Un Directeur des Relations Humaines m'a demandé d'accompagner un des directeurs de son entreprise qui ne trouvait plus sa place et son rôle. Il avait été nommé aux États-unis où il avait été le «roi soleil» pendant sept ans. Rappelé en France, il n'arrivait pas à retrouver une place car il n'était plus «le grand chef». Il restait accroché à son ancien statut. Nous avons fait ensemble un travail de deuil de son ancien poste. Puis, nous avons remplacé la croyance limitante «il ne faut pas demander...» par «on peut oser». Rapidement il a pu trouver sa place et son rôle. Et augmenter ses possibilités de choix.

A : Que sont les croyances limitantes ?
E.B.J.: Ce sont des croyances du genre: «ce travail n'est pas noble», «c'est difficile de se faire des amis ou de trouver du travail à partir d'un certain âge», «j'ai toujours appris à me débrouiller tout seul, je n'ai pas besoin de me faire aider», «on n'est pas sur terre pour s'amuser», «marche ou crève», «tu t'écoutes trop»....
En général. les croyances limitantes sont basées sur deux critères : l'éducation ou une expérience personnelle répétée. Par exemple, chaque fois que je porte des tennis bleues, je gagne, elles me portent chance puisque le jour où je ne les porte pas, je perds la partie.
Un autre exemple de croyance limitante : «Si on est heureux on peut mourir». Un des commerciaux que j'ai accompagné, a perdu son père à l'âge de huit ans dans un accident d'automobile, le jour où ce dernier fêtait sa promotion de directeur commercial. Son père était donc mort un jour où il était heureux, d'où sa croyance.

Iceberg dans le NewFoudLand
Il est possible d'établir une communication avec l'inconscient.
A: Qu'utilisez-vous comme techniques dans le coaching ?
E.B.J.: J'utilise un très grand nombre d'outils, parfois des tests de personnalité, de temps en temps l'analyse graphologique, également mes connaissances des liens transgénérationnels transmises par Anne Ancelin Schützenberger et souvent des protocoles de P.N.L. (programmation neuro-linguistique) ou des jeux de rôle.

A.: Comment expliquez-vous le succès du coaching actuellement ?
E.B.J.: Les changements sont de plus en plus nombreux, rapides, totalement imprévus, violents aussi à tous les niveaux et il n'y a plus ni durée ni sécurité. Les personnes sont déstabilisées, stressées, désorientées, démunies et sans repères face aux événements. Elles ne savent plus quoi faire, d'où le succès du coaching.
Le coaching connaît l'impermanence et travaille avec celle-ci. Comme les sages chinois, le coach a intégré la notion que le changement est l'essence même de la vie. Ce nouvel état de fait exige d'apprendre à gérer les changements, à se remettre en question, à trouver de nouvelles options, à inventer de nouvelles façons de faire et de penser, à pratiquer le renouveau de soi.
Il est fortement recommandé de se mettre en référence interne et non plus en référence externe.

A: Qu'est-ce que la référence interne et qu'est ce que la référence externe ?
E.B.J.: Françoise Dolto, avec laquelle j'ai eu la chance de travailler pendant cinq ans, dans son séminaire du «Symbolisme du Dessin d'Enfants» où elle supervisait les cas complexes et qui fut un grand précurseur, disait aux enfants cette phrase admirable : «Sens ce que tu dois faire, ne regarde personne et fais-le», excellente définition de référence interne. C'est aussi être centré sur soi en toute circonstance.
La référence externe, c'est ce qu'on nous a appris à faire dans notre enfance. Qu'est-ce que pense l'autre de nous, l'entourage, la maîtresse ? Est-ce que l'autre est content de nous? C'est également le fait de nous comparer continuellement à autrui.
Pour trouver la référence interne, j'utilise le protocole de l'arbre des valeurs qui donne une grande solidité à la personne. Ainsi, elle ne se fait plus «ballotter» par ce que pense l'autre.

A.: Pouvez-vous donner des exemples de croyances aidantes ?
E.B.J. : Oui, une phrase aidante de Voltaire que j'utilise depuis l'enfance «Il n'est pas de mal dont il ne naisse un bien» ou celle de Nietzsche qui disait «Tout ce qui ne détruit pas renforce» ou encore celle de Saint Augustin: «Il faut soigner le corps pour que l'âme s'y plaise».
Je travaille beaucoup sur le concept anglais de «hardiness», la capacité à maintenir fermement des limites aux demandes des autres sur soi. Cela s'adresse surtout aux femmes car elles ont été élevées pour faire plaisir à leur entourage.

A. : Combien de temps dure le coaching ?
E.B.J.: Ce que nous recherchons à travers le coaching, c'est l'autonomie de la personne coachée. Quand le coaching est efficace et la personne rapide à changer, cela peut aller très vite. Le travail dure de dix à vingt séances. Il m'est arrivé de finir plus vite. C'est le cas par exemple d'un homme de 36 ans, marié, trois enfants, qui m'avait été adressé car depuis un an il n'arrivait pas à trouver du travail. Il a suffit de cinq séances pour qu'il trouve un emploi qui lui convienne.
À la fin de la mission, nous faisons le point. je demande aux personnes que j'accompagne de faire la synthèse du chemin parcouru, j'en fais autant et on compare.

A : Quelle expérience demande le coaching ?
E.B.J.: Il y a d'abord les écoles de coaching puis les formations. Tous les ans je fais de nouvelles formations, c'est indispensable pour être en progression permanente. Puis il y a mes connaissances et mon vécu. C'est un parfait «boulot» de deuxième vie, car il demande une grande expérience, maturité et sagesse.
En plus d'expérimenté, il est souhaitable que le coach cultive la modestie, soit conscient de ses limites et sache se tenir à l'intérieur d'un cadre. Enfin, il y a un travail de thérapie sur soi de trois ans au minimum pour ne pas projeter sur les personnes qu'il accompagne ses propres problèmes.

A : Qu'est ce qui vous amené à devenir coach?
E.B.J. : Alors que j'étais Conseil en Recrutement, certains de mes clients me disaient que j'étais un coach sans le savoir. je suis allée voir la Société Française de Coaching, j'ai assisté à des conférences-débat et cela m'a passionnée. La première chose à faire était de choisir un superviseur. Dans notre déontologie, il est stipulé que l'exercice professionnel du coaching nécessite périodiquement la consultation d'une supervision extérieure. Ensuite, j'ai complété dans une école de coaching les modules qui me manquaient. j'ai aussi fait un master de P.N.L. dont les protocoles, à la fois riches et ludiques, m'ont fascinée et ressourcée.

A : Depuis combien de temps exercez-vous le métier de coach ?
E.B.J. : Depuis six ans.
Au début de ma carrière, j'ai créé mon cabinet de Conseil en Recrutement, puis je suis rentrée chez IBM France en tant que psychologue pour faire du recrutement de cadres pendant douze ans. j'ai aussi été Directrice Artistique et de la Communication, salariée dans deux entreprises de luxe. Il est important d'avoir vécu la vie d'entreprise.

A: Comment réagissent les personnes à la fin de leur travail de coaching ?
E.B.J. : Les personnes que j'accompagne sont étonnés par ce qu'ils découvrent. Ils passent par des transitions de vie pas toujours confortables, qui sont des étapes naturelles et inévitables de révision, permettant de clarifier les axes essentiels de direction de leur vie et de découvrir et de créer de nouvelles ressources, d'où l'intérêt d'être accompagné lorsqu'on fait ce travail sur soi. Il faut mettre les personnes en apprentissage permanent comme nous le sommes aussi. Tout change et il faut être ouvert à un maximum de possibilités, réfléchir, penser autrement, chercher les informations, pour être efficace dans sa vie personnelle et professionnelle.