Evelyne Bissone Jeufroy
Coaching - Thérapies brèves - Psychogénéalogie
Evelyne Bissone Jeufroy
Coaching - Thérapies brèves - Psychogénéalogie
"Donnez-vous quatres plaisirs au quotidien" - La tribune de Genève - 3 mars 2009 - Evelyne Bissone Jeufroy -
Coach, Psychologue, Psychogénéalogie, Graphologue
News :Deux ateliers de Psychogénéalogie ont eu lieu à Buenos Aires les 5 et 6 septembre 2009 à la Fondation Jorge Luis Borges.
"Quatre plaisirs par jour, au minimum !" sera publié en turc, roumain, italien et espagnol courant 2010.
L'édition argentine de "Sortir du Deuil" est publiée en espagnol aux éditions Taurus.
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Tribune de Genève - 3 mars 2009"Donnez-vous vos quatre plaisirs quotidiens"Comment apprendre à savourer les petits riens qui rendent la vie belle.Propos recueillis par Estelle Lucien
Mais au fait, le plaisir, c’est quoi? «C’est plus facile de le définir parce qu’il n’est pas», convient Evelyne Bissone Jeufroy. Il ne faut pas le confondre avec une dépendance qui va procurer une satisfaction brève et passagère, comme l’alcool, la drogue, la frénésie d’achats ou la consommation compulsive d’aliments.
Petits plaisirsVingt-trois petits bonheurs du quotidien recueillis à la volée :
Un plaisir sain ne doit pas répondre à une frustration. Il ne peut constituer une fuite ni une compensation. «Le plaisir est bienfaiteur s’il est associé à une valeur de la vie. S’il offre un calme intérieur, qui nous permette d’être en communion avec soi, avec l’autre et avec l’environnement. C’est presque un concept écologique!» lance Evelyne Bissone Jeufroy. Dit comme ça, tout a l’air simple. Et pourtant, lorsque la psychologue demande à ses patients de lister au moins trente plaisirs, «ils ont beaucoup de difficultés», remarque-t-elle.
Les obstacles au plaisir
Petits plaisirs (suite)
EL Un sentiment de culpabilité, avec un petit fond de honte, envahit ceux et celles qui s’offrent du bon temps alors que d’autres triment et trinquent. «Mais en fait, on constate qu’être bien avec soi-même c’est être mieux aussi avec les autres. » Autre limite au plaisir personnel, la tendance qu’ont certaines personnes à fonctionner sur le mode de la victime qui aime à se faire plaindre pour exister. «Si quelque chose d’heureux survient dans leur vie, elles imaginent qu’elles ne sont plus rien. Elles préfèrent susciter la pitié plutôt que la bienveillance. » Le perfectionniste, lui aussi, boude facilement son plaisir. «Il est tout le temps dans la frustration de ce qu’il n’a pas pu atteindre. Il perd l’estime de soi, il n’est jamais content, il devient aigri, il se décourage souvent pensant toujours que les autres font mieux que lui. On est très très loin du plaisir», confirme la coach. On le voit, l’accès aux petits bonheurs simples du quotidien n’est pas la chose la plus aisée qui soit. L’admettre c’est déjà faire le premier pas. Le deuxième étant de s’y mettre, concrètement. «On établit d’abord une liste de 25 à 30 plaisirs personnels dans lesquels on puisera ensuite ses quatre plaisirs par jour au minimum (on peut bien entendu s’en offrir dix ou vingt, ou plus encore). En pensant aux questions: quand, où et avec qui les réaliser», conseille la psychologue. Trente plaisirs, c’est beaucoup. «Il faut être créatif, concède Evelyne Bissone Jeufroy. Cela demande également une petite introspection, afin de réfléchir sur les habitudes qui agissent contre le plaisir. » La liste de vos trente petites folies accrochée sur la porte du frigo, et hop! Il s’agit enfin de passer de l’intention à l’action. «L’important, pour que le bénéfice soit réel, est d’être conscient et en éveil. »
Bénéfices et risques Justement, quel bénéfice tirer de ce culte du plaisir? «En cas de stress et de maladie, se faire plaisir augmente nos défenses immunitaires», explique la thérapeute. Vivre son bien-être est un moyen de s’ancrer dans le présent. «Vivre l’instant présent diminue particulièrement la souffrance occasionnée par le mental qui se place, lui, uniquement dans le passé ou le futur», écrit encore Evelyne Bissone Jeufroy. Mais se faire plaisir à tout bout de champ, n’est-ce pas friser avec l’égoïsme? «Il ne faut pas confondre un égoïsme narcissique, qui fait vivre l’individu en circuit fermé (…), avec le fait de prendre soin de soi, ce qui nous ressource en énergie et en vitalité, afin de pouvoir ensuite aider autrui avec joie et allant. » |
